Hommage personnel à
Frédéric Chopin

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De nombreux sites sont consacrés à Frédéric Chopin.
Je n'ai pas l'intention de rivaliser avec qui que ce soit,
mais simplement évoquer sur une page de mon site ce compositeur romantique,
qui me touche par son oeuvre
et les lectures que j'ai eu de sa biographie
Il y aura beaucoup d'imperfections notamment dans le classement des fichiers musicaux

Les musiques proviennent de fichiers au format midi
Merci aux personnes qui les ont réalisés,
bien que ça ne rende pas, bien sûr, la sonorité d'un piano réel

Biographie de CHOPIN
http://www.jesuismort.com/

CHOPIN
http://www.annuaire-celebrite.com/

Biographie de CHOPIN
http://www.monsieur-biographie.com/
http://www.monsieur-biographie.com/celebrite/biographie/chopin-400.php
Frédéric (Fryderyk Franciszek) Chopin est né le 1er mars 1810 selon les affirmations du compositeur et de sa famille mais, selon le certificat de naissance, qui aurait été émis plusieurs semaines après sa naissance, ce serait le 22 février.

Il est né dans le village de Zelazowa Wola près de Sochaczew, dans la région de Mazovia qui faisait partie du duché de Varsovie.

Il est décédé le 17 octobre 1849 dans son appartement parisien de Place Vendôme
Frédéric Chopin par
Eugène Delacroix
"Je ne pense pas que la musique ait encore jamais été aussi pénétrée de jeux de lumière, de murmures d'eau, de vent, de feuillages" (André Gide, de Frédéric Chopin)

De 1823 à 1826, Frédéric étudia au Lycée de Varsovie où son père était l'un des professeurs. Il passa ses vacances d'été dans des domaines appartenant aux parents d'amis du lycée dans différentes régions du pays. C'est au cours de ces rencontres qu'il découvrit un intérêt particulier pour la musique folklorique et les traditions paysannes. Il écoutait et notait le texte des chants folkloriques tout en prenant part aux mariages paysans et aux fêtes des récoltes. Il devint ainsi familier avec la musique traditionnelle de la Pologne sous ses formes authentiques, sa tonalité distincte, la richesse de ses rythmes et la vigueur de ses danses.

Lorsqu'il composa ses premières mazurkas en 1825, ainsi que les autres par la suite, il retournait à cette source d'inspiration qu'il lui restera dans l'esprit jusqu'à la fin de sa vie.
(http://infopuq.uquebec.ca/)

"J'ai un fils, que son talent inné pour la musique prédestine à l'étude de cet art..." écrit Nicolas Chopin à Stanislas Grabowski, ministre de l'Education, dans le but de demander une bourse d'études à Frédéric, bourse acceptée par Grabowski mais refusée par son supérieur hiérarchique, le ministre de l'Intérieur.
Frédéric n'en est pas mécontent, car il vient de faire connaissance de Constance Gladkowska, "une jeune fille blonde et belle,
au regard doux et mélancolique, dotée d'une voix exquise."
De son parrain Frédéric Starbeck (alors que Frédéric a 8 ans)
"Un véritable génie musical qui non seulement joue les oeuvres de piano les plus difficiles avec une grande aisance et un goût parfait, mais est aussi l'auteur de plusieurs danses et variations qui ne cessent de stupéfier les connaisseurs."
De Joseph Elsner, directeur du Conservatoire de Varsovie
"Laissez-le jouer à sa façon. Si le jeune Chopin s'écarte du chemin battu et de la méthode traditionnelle, c'est parce qu'il possède la sienne, bien à lui, et ses oeuvres témoigneront un jour d'une originalité qui ne s'est encore rencontrée chez personne. Il suit une voie extraordinaire parce que ses dons sont extraordinaires."
Mazurka 1 op 7
Mazurka 2 op 7

Mazurka 2 op 17
mazurka 2 op 30
Mazurka 2 op 41
Mazurka 2 op 63
Mazurka 3 op 63

Mazurka 2 op 67
Mazurka 4 op 67
Mazurka 2 op 68
10 avril 1827 : décès de sa jeune soeur Emilie : " Emilie (Emilia) Chopin, décédée au quatorzième printemps de sa vie, comme une fleur épanouie avec l'espoir d'un fruit magnifique"
Frédéric Chopin ne s'en guérira jamais "quelque chose en lui s'est définitivement brisé et déjà, dans son âme blessée s'infiltre insidieusement cette étrange et redoutable mélancolie que les slaves appellent le 'zal"
1829 : Frédéric Chopin arrive à Vienne. Après avoir réussi à faire publier ses "variations sur un thème de Mozart" par l'éditeur Tobias Haslinger, il donne les 11 et 18 août deux concerts au théâtre impérial. Il souffre d'un très grand trac quand il doit se produire en public.
"Si les journaux me démolissent" écrit-il à ses parents, "je me ferai ouvrier peintre". Mais il est au contraire très reconnu dans son talent, et de retour à Varsovie en septembre 1929, se remet à composer diverses oeuvres : mazurkas, études, nocturnes, mais aussi le concerto pour piano numéro 1 en mi mineur (opus 11), dédié au pianiste Frédéric-Guillaume Kalkbrenner, et le concerto numéro 2 en fa mineur (opus 21) dédié à la comtesse Delphine Potocka.
C'est inspiré de son amour pour Constance qu'il écrit ce deuxième concerto, Constance Gladkowska, la jeune cantatrice à laquelle il n'ose avouer ses sentiments, seulement révèlés par correspondance à son ami d'enfance Titus :
"Peut-être pour mon malheur, j'ai déjà rencontré mon idéal, que je sers fidèlement depuis six mois, sans lui parler de mes sentiments. J'en rêve ; sous son inspiration sont nés l'adagio de mon concerto, et ce matin, la petite valse que je t'envoie..."

Extrait du concerto en fa mineur (deuxième mouvement)

De Constance à Frédéric :
"Tu accomplis les tristes changements du destin, il faut nous y résigner, n'oublie pas, inoublié, que l'on t'aime bien en Pologne.
Pour faire la couronne de ta gloire impérissable, tu abandonnes les amis chers et la famille bien-aimée. Les étrangers pourront mieux reconnaître ta valeur, ils t'estimeront. Mais certes ils ne pourront t'aimer plus ardemment que nous t'aimons" ce 25.10.1830
Constance Gladkowska.
Il ne la revit jamais et apprit son mariage, peu de temps après son départ.

Après avoir fait reconnaître son talent, il quitte Varsovie, et repart sur Vienne avec son ami Titus, juste après avoir enfin informé Constance ...
Il passe quelques mois à Vienne, puisle 20 juillet 1831, il part pour Strasbourg, puis pour Munich, puis Stuttgart... Ses proches se sont engagés dans l'armée polonaise, avec eux Titus... au moment de l'invasion de la Pologne par l'armée russe.

" Je vous aime tous plus que ma vie... Nos pauvres parents ... Je mourrais volontiers pour toi, pour vous. Pourquoi suis-je aujourd'hui si abandonné ? Vous est-il donné au moins d'être réunis dans un moment aussi affreux ?"

A nouveau édité par l'éditeur Tobias Haslinger, il donne des concerts en public, participe aux réunions musicales du docteur Malfatti, mais il pense rejoindre Paris, pays de son père, pour y trouver un asile politique, il écrit à son professeur (Elsner) :
"Les évènements de Varsovie on transformé ma situation à Vienne aussi fâcheusement qu'ils eussent agi en ma faveur à Paris".
Etude 2 op 10
Etude 3 op 10
Etude 4 op 10
Etude 5 op 10
Etude 9 op 10
Etude 10 op10

Etude 12 op 10
Etude op 25 (hisamori)
Etude 6 op 25
Etude 7 op 25

Etude 11 op 25
Etude 12 op 25
Etude4 en la mineur

Etude 5 en mi mineur
Etude 10 (hisamori)

1831 : Frédéric Chopin arrive à Paris, malade d'avoir quitté les siens, ses parents tant aimés, Mikolaj et Justyna (Nicolas et Justine) et ses soeurs, Ludwika (Louise), Izabella (Isabelle) et Emilia (Emilie), avec lesquelles il bâtissait ses rêves les plus fous, il ouvre son piano, un playel, le non plus ultra, dit-il, et joue. Il joue inlassablement, perdu dans les évocations douloureuses d'un passé heureux qui s'est définitivement enfoui dans les affres de la guerre et de l'occupation". " On trouve ici le plus grand luxe et la plus grande saleté, la plus grande vertu et le plus grand vice"
"... Tu ne pourrais croire combien est joli mon logement. J'ai une petite chambre au délicieux mobilier d'acajou avec un balcon donnant sur les boulevards d'où je découvre Paris de Montmartre au Panthéon et, tout au long, ce beau monde..."

"... Porté par le vent, je suis arrivé ici. On y respire doucement, mais peut-être est-ce pourquoi on y soupire davantage. Paris, c'est tout ce qu'on veut. A Paris, on peut s'amuser, s'ennuyer, rire, pleurer, faire tout ce qui vous plaît ; nul ne vous jette un regard car il y a des milliers de personnes qui y font la même chose, et chacune à sa manière. Je voudrais te revoir même ne serait-ce que de temps en temps car je suis presque fou de nostalgie, surtout lorsqu'il pleut." (correspondance avec Titus)

Chopin cependant se fait connaître assez vite.
Grâces aux lettres de recommandations qu'il a apportées de Vienne,
il est bien reçu dans le milieu musical
et fait rapidement la connaissance de Listz, Mendelssohn, Ferdinand Hiller,
Berlioz et Auguste Franchomme.
Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontre aussi Schumann

Polonaise 1 op 40
Polonaise 2 op 40
Polonaise 2 op 26

Polonaise op 44
Polonaise 1 op 71

polonaise brillante
polonaise 53 héroïque

Polonaise posth op 71
Polonaise bb op 71


9 square d'Orléans
où vécut Chopin

"Je ne suis pas propre à donner des concerts. La foule m'intimide. Je me sens asphyxié par ces haleines précipitées, paralysé par ces regards curieux, muet devant ces visages étrangers. Toi tu y es destiné, car quand tu ne gagnes pas ton public, tu as de quoi l'assommer." (de Chopin à Liszt)

"Les principaux revenus de Chopin à Paris étaient des redevances pour les leçons de piano qu'il donnait. Il devint un professeur populaire parmi l'aristocratie polonaise et française et les salon parisiens étaient sa place privilégiée pour y donner des performances. En tant que pianiste, Chopin se classait parmi les plus grands artistes de son époque, avec Kalkbrenner, Liszt, Thalbert et Herz mais, en contraste avec eux, il n'aimait pas les performances en public et ne s'y présentait que rarement et plutôt contre sa volonté. Dans un groupe amical et intime d'auditeurs, il démontrait un art suprême ainsi que la pleine mesure de ses talents pianistiques". (http://infopuq.uquebec.ca/)
Valse 2 op 34
Valse 2 op 64
Valse 3 op 64
Valse 1 op 69
Valse 2 op 69
Valse 1 op 70
Valse 2 op 70
Valse 3 op 70
Valse op 18
Valse op e minor
"Liszt et Chopin ont le même âge, et hormis la passion pour le piano, ils n'ont aucun autre point commun. A l'extraversion de Franz, grand, beau, et presque brutal, Frédéric oppose une réserve dont il ne départira jamais. Le premier, quand il joue, aime le faire devant des salles pleines... le second, que le succès populaire rebute, semble effleurer son piano dans un tête à tête intime et exclusif. Là où Liszt aime sentir monter jusqu'à lui des vagues de soupirs extatiques et d'acclamations hystériques, Frédéric privilégie les atmosphères raffinées et familières, les cercles d'intimes à peine éclairés par le halo des bougies et le parfum des fleurs, celles de son enfance à Varsovie. Ce que Field appelle 'un talent de chambre de malade' et que Auber résume en disant que 'Frédéric se meurt toute sa vie."


Valldemossa

Alors qu'il séjourne près de Dresde, il renoue connaissance avec la famille Wodzinski.
Au cours d'années précédentes, les trois jeunes fils Wodzinski avaient logé au pensionnat géré par Mikolaj Chopin.
Le compositeur tomba en amour avec leur plus jeune soeur, Maria qui, maintenant une adolescente, démontrait un talent artistique et musical considérable.
L'année suivante, durant un congé, il lui proposa le mariage, ce qui fut accepté sous condition qu'il prit un plus grand soin de sa santé.
Cet engagement était non officiel et ne se termina pas par un mariage car les parents de Maria, voyant le mauvais état de santé du fiancé qui avait été malade durant l'hiver et de son mode de vie plutôt irrégulier, refusèrent le considérèrent comme une partie inapte pour leur fille.
Chopin qualifia ce rejet d'expérience extrêmement douloureuse. (http://infopuq.uquebec.ca/)


Salon place Vendôme

Écossaise en ré bémol majeur
Écossaise en ré majeur
Écossaise en sol majeur
Scherzo op 20

Fantaisie
Berceuse
Barcarolle

Le Musée siège au château Ostrogski, où sont exposées des photos d'archives. Il est possible également de visiter l'atelier de Chopin (rue Krakowskie Przedmiescie) et la demeure où Chopin naquit, Zelazowa Wola, près de Varsovie.

http://www.chopin.pl/tifc/muzeum_en.html
En juillet 1837, Chopin se rendit à Londres en compagnie de Camille Pleyel dans le but d'oublier tous ces souvenirs désagréables.
Peu après, il entama une liaison étroite avec la réputée auteur française utilisant le pseudonyme George Sand (Aurore Dudevant).
Cette auteur de romans audacieux, son aînée de six ans, divorcée avec deux enfants offrait à l'artiste solitaire ce dont il manquait depuis son départ de Varsovie: une tendresse extraordinaire et ainsi que des soins chaleureux et maternels.
(http://infopuq.uquebec.ca/)

Chopin passe l'hiver 1838-1839 dans l'île espagnole de Majorque, où il habite dans l'ancien monastère de Valdemosa avec George Sand. Mais le pianiste tombe malade, il présente les premiers symptômes de la tuberculose.

Il travaille cependant et compose une série de chefs d'oeuvre:
;les 24 Préludes,
Polonaise en do mineur,
Ballade en fa majeur, Scherzo en do dièse mineur.
http://www.karadar.com/Dictionnaire/
Sonate 2 op 35
Sonate 2 op 58
Sonate 3 op 58
Sonate 4 op 58
Sonate 3 en b minor op 58
Ballade op 38
Ballade 3 op 47
Ballade op 52

Qui s'est penché un peu sur la biographie de Frédéric Chopin ne peut ignorer l'importance qu'a tenu dans sa vie l'écrivain Aurore Dupin-Dudevant, devenue George Sand, et l'influence que cette liaison a pu avoir sur l'oeuvre du compositeur, longtemps mêlé à la vie familiale de la romancière, de 6 ans son aînée


Le piano de Chopin à Palma de Majorque
Pour la santé de Chopin, George Sand et le compositeur décident de passer l'hiver 1838-1839 sous un climat meilleur que celui de Paris et partent à Palma de Majorque. Ils y arrivent en pleine saison des pluies.
Rapidement Chopin tombe malade et se met à tousser.
Ils s'installent peu après à la chartreuse Valdemosa.
A peine remis, Chopin se remet à composer. Le climat angoissant de la chartreuse agit de façon catastrophique sur son moral.
Sa santé reste précaire. Les difficultés deviennent insupportables et l'argent commence à manquer.
Chopin continue pourtant à travailler mais son état ne cesse d'empirer.

A Majorque, Chopin partage totalement la vie de la famille.
Il est le seul adulte de la maison. Peut-on dire qu'il remplace le père absent ? Non sans doute" (Bernadette Chovelon, "George Sand et Solange, mère et fille")
Puis il prend Majorque en horreur,
il peut à peine respirer
et commence à cracher le sang.
Il est hospitalisé, le médecin parvient à le soigner.
George Sand et Frédéric Chopin se reposent huit jours à Barcelone
puis se décident à regagner Marseille où ils reprennent espoir

En mai, Chopin et Sand font le voyage à Gênes puis ils quittent Marseille pour Nohant.
En pleine campagne du Berry, ce petit château va permettre à Chopin de retrouver ses forces.
C'est là dorénavant, qu'il compose et passe les étés.
La maison est confortable, on s'y trouve à l'aise.
Chopin se fait facilement à cette nouvelle vie.
Tous les soirs Chopin consacre une heure à George pour la musique."
"J'entends par la fenêtre la musique de Chopin... ",
raconte dans une de ses lettres le peintre Eugène Delacroix, un habitué de Nohant.
Vers la fin de l'été ils regagnent Paris.
En octobre 1839, Chopin et George s'installent à Paris. Les après-midi sont consacrés au travail.
En Octobre 1839, le roi Louis-Philippe invite Chopin à venir jouer pour lui. L'année 1839 s'achève mieux qu'elle n'a commencé.
C'est l'année des préludes. (Classées Op 28)
Prél 1
Prél 2
Prél 3
Prél 4
Prél 5
Prél 6
Prél 7
Prél 8
Prél 9
Prél 10
Prél 11
Prél 12
Prél 13
Prél 14
Prél 15
Prél 16
Prél 17
Prél 18
Prél 19
Prél 20
Prél 21
Prél 22
Prél 23
Prél 24
Solange, la fille de George Sand, plus souvent en pension qu'avec son frère Maurice et sa mère, alors accompagnée du musicien, bénéficie de cours particuliers de piano pendant ses vacances à Nohant, et gardera des sentiments affectueux envers Chopin jusqu'à sa mort. "Solange à Paris supporte mal la pension. Elle souffre non seulement de l'absence de sa mère, mais aussi de celle de Chopin qu'elle aime profondément (mon Chip-Chip dit-elle en parlant de lui)" (B.Chovelon) Quelques temps plus tard, à Nohant, il s'occupe encore de ses études musicales, alors que les efforts lui coûtent, il sait l'amadouer, sa mère écrit ; "elle a été fort attentive à la seconde heure et il a été très content de la manière dont elle déchiffre"
Bernadette Chovelon rajoute comme commentaire dans son livre sur George et Solange "Il est touchant d'imaginer la scène : Chopin, pendant deux heures près de Solange, d'abord butée puis peu à peu épanouie et enfin triomphante parce que Chopin la complimente sur sa dextérité à déchiffrer."
Printemps 1841 , à Paris, Chopin joue en public chez Pleyel et à l'été, Frédéric et George repartent pour Nohant avec la ferme intention de travailler.
Chopin et Sand reçoivent la visite de Pauline Viardot, mais Delacroix décline l'invitation. Pendant l'hiver 1841-1842, Chopin donne deux concerts, un aux Tuileries et le second dans les salons Pleyel. Le succès du concert salle Pleyel en février 1842, est considérable.

Le 5 mai 1842 Chopin et Sand quittent paris pour Nohant pour passer leur vacances.
Durant l'automne 1842, Chopin et Sand quittent la rue Pigalle et s'installent Square d'Orléans.

George Sand avait pris en affection Pauline Viardot, dotée de talents artistiques qu'elle aurait voulu trouver chez sa fille Solange et la nommait sa "fifille".
Elle gardera sa fillette Louisette à Nohant en compagnie de Frédéric Chopin :
"la petite Louisette fait la joie de George et de Chopin... elle dit "petit Chopin" à désarmer tous les Chopin de la terre. Chopin l'adore..."

L'année 1843, Chopin tombe malade plusieurs fois.
En mai 1844, son père meurt à Varsovie.
Au décès de son père, le musicien demande à rester dans la solitude, George Sand l'entoure de son mieux et reçoit quelques mots de remerciements de la mère de Chopin
"Soyez, Madame, son ange tutélaire comme vous avez été son ange consolateur."
Deux ans plus tard, le rôle de Chopin devient plus important auprès de Solange, George Sand étant trop occupée par ses activités littéraires.. "George est trop absorbée par son travail, Pauline se moque trop souvent de Solange... Maurice taquine trop sa soeur... Chopin comprend bien tout ce qui se passe mais ne dit mot. C'est près de Chopin, disponible, compréhensif, amical, affectueux que Solange trouve un réel compagnon, lui-même triste et isolé." Solange a 16 ans. Peu à peu, la liaison de George Sand avec Frédéric Chopin se dégrade
Préférant encore à sa fille Augustine Brault, que George Sand héberge également à Nohant, deux clans se forment, d'un côté George, son fils Maurice et Augustine, de l'autre Solange et Chopin qui se rend compte des souffrances de Solange. Nocturne 1 op 9
Nocturne 2 op 9
Nocturne 3 op 9

Nocturne 1 op 15
Nocturne 2 op 15
Nocturne 3 op 15
Noc 1 op27
Noct 2 op27

Noct 1 op 32
Noct 2 op 32

Noct 1 op 37
Noct 2 op 37

Noct 1 op 48
Noct 2 op 48

Noct 1 op 55
Noct 2 op 55


Nocturne 20 op posthume
Nocturne 21 op posthume
Noct 1 op 62
Noct 2 op 62

Noct 1 op 72

Noct en c dièse mineur

Le 19 mai 1847, Solange épouse le sculpteur Jean-Baptiste Clésinger,
un homme que Chopin trouve dur, brutal, buveur, dépensier, mais il écrit à Solange :
"Je ne puis m'empêcher de vous dire votre charmante petite lettre dans laquelle vous paraissez si heureuse.
Vous voilà au comble du bonheur, c'est comme cela que je compte vous voir toujours.
Je fais des voeux pour votre inaltérable prospérité. A bientôt j'espère.
Mais Chopin écrit à sa famille ses inquiétudes sur ce mariage ...
Dans le monde parisien, ce mariage n'a pas fait la meilleure impression...
Il trouve ses sculptures parfois indécentes
Peu de temps plus tard, Clésinger et Solange sont mis à la porte de Nohant suite à l'attitude scandaleuse de Clésinger, et Chopin quitte définitivement Nohant, prenant le parti de Solange.
Cette séparation a un effet dévastateur sur la santé du musicien.
Plusieurs petites lettres à Solange ont été retrouvées dans la correspondance de Chopin, à laquelle Solange répondait "et moi je sens maintenant ce que vaut un ami dans la vie, surtout quand il est seul. Ma mère m'abandonne à tous les saints des paradis, encore ne sait-elle pas s'il y en a un qui daigne me protéger."
Lors de la dernière rencontre de Frédéric Chopin avec George Sand, celui-ci apprendra à la femme de lettre la naissance de sa petite fille Jeanne-Gabrielle,
que Solange perdra une semaine plus tard. Solange apprendra à Chopin la naissance de sa seconde fille.
En 1848, Chopin est à Londres, mais malgré succès et marques d'amitié (concert de Coven-garden entre autres) ses pensées retournent sans cesse à Nohant, il écrit à son ami Grzymala :
"quand je pense au sort de Solange, le coeur me fait mal. Ils sont tous à plaindre puisqu'ils ne sont pas arrivés à s'entendre."
Le 9 août Chopin quitte l'Angleterre pour l'Écosse.
Il passe quelques mois à Édimbourg, chez les Stirling et revient à Londres début octobre.
Il ne cesse de songer à Paris.
Le 24 novembre 1848 il est de retour à Paris.
Il ne compose plus.
Pour l'éloigner de l'épidémie de choléra, on l'installe à Chaillot.
Au mois de mai il brûle les manuscrits dont il n'est pas satisfait et vers la fin juin, il décide de revoir les siens.
Sentant probablement sa fin approchée, il se décide enfin à appeler sa sœur.
Il ne reste à Chopin que deux mois et demi à vivre.
Sa sœur arrive à Paris avec sa famille.
l'état de Chopin s'aggrave peu à peu. Il ne parle plus et se fait comprendre par signes.

Trois médecins l'examinent encore une fois
et conseillent un appartement mieux chauffé.
Il déménage au numéro 12 de la Place Vendôme.

Chopin ne semble pas être effrayé par l'idée de mourir.
Début octobre il ne peut plus se tenir assis.
Il s'étouffe de plus en plus souvent.


Comme cette terre m'étouffera, je vous conjure de faire ouvrir mon corps pour que je ne sois pas enterré vif ».
Il fait ses adieux, émet quelques souhaits.
Quelques instants avant sa mort le médecin lui demande s'il souffre :
"plus" répond-il.
C'est son dernier mot.
Il meurt quelques minutes plus tard, le 17 octobre 1849 à 2 heures du matin.
Solange est présente aux côtés de Frédéric Chopin lors de sa mort.
" Il s'est éteint en me serrant la main. Il agonisait la tête appuyée sur ma poitrine. J'eus peur. J'appelai Gutmann qui le saisit dans ses bras. On voulut le faire boire. La mort s'y opposa. Il passa en attachant ses regards sur moi... Il n'était plus, l'ami si bon qui m'avait aimée... Je suis rentrée chez moi le coeur navré, épouvantée du vide que la mort venait d'y apporter."

A Samuel Rocheblave qui lui demandera, beaucoup plus tard, en 1896, un témoignage sur Chopin,
Solange répondit ces quelques lignes qui résument tous les rapports d'affection respectueuse qu'elle a eu avec Chopin.
Ils démentent à l'évidence toutes les calomnies qu'on a pu faire de cette relation,
en particulier dans un film sorti sur les écrans français, qui est un vrai scandale.


Chopin, l'âme exquise, le génie original et merveilleux, la tendresse, la résignation, l'honneur !
Les façons parfaites, l'esprit aimable, gaiement et doucement ironique ; la générosité incommensurable... toutes les générosités :
celle de l'esprit, du coeur, du talent, de la bourse.

J'ai fini de grandir sous le piano de Chopin ;
et les enchantements de sa musique divine sont restés dans mon âme
avec les trop rares doux souvenirs reconnaissants de mon enfance.

L'ami de Perpignan, de Majorque, de Nohant et de Paris, c'était Chopin.
Ami toujours excellent, toujours dévoué, toujours paternel et tendre jusqu'à la dernière lueur de vie.
Le respect, l'adoration, un vrai culte est resté dans tous ceux qui l'ont connu et entendu.

Personne n'a ressemblé à Chopin, personne ne le rappelle, même de loin."
 

marche funèbre extraite sonate 35

Conformément à ses dernières volontés
le coeur de Frédéric Chopin a été apporté à Varsovie par sa soeur
et placé dans l'église Sainte-Croix à Krakowskie Pezedmicie

Le Musée siège au château Ostrogski, où sont exposées des photos d'archives. Il est possible également de visiter l'atelier de Chopin (rue Krakowskie Przedmiescie) et la demeure où Chopin naquit, Zelazowa Wola, près de Varsovie.

http://www.chopin.pl/tifc/muzeum_en.html

À Paul Viardot.
 
Chopin, frère du gouffre, amant des nuits tragiques,
Âme qui fus si grande en un si frêle corps,
Le piano muet songe à tes doigts magiques
Et la musique en deuil pleure tes noirs accords.

L’harmonie a perdu son Edgar Pœ farouche
Et la mer mélodique un de ses plus grands flots.
C’est fini ! le soleil des sons tristes se couche,
Le Monde pour gémir n’aura plus de sanglots !

Ta musique est toujours – douloureuse ou macabre –
L’hymne de la révolte et de la liberté,
Et le hennissement du cheval qui se cabre
Est moins fier que le cri de ton cœur indompté.

Les délires sans nom, les baisers frénétiques
Faisant dans l’ombre tiède un cliquetis de chairs,
Le vertige infernal des valses fantastiques,
Les apparitions vagues des défunts chers ;

La morbide lourdeur des blancs soleils d’automne ;
Le froid humide et gras des funèbres caveaux ;
Les bizarres frissons dont la vierge s’étonne
Quand l’été fait flamber les cœurs et les cerveaux ;

L’abominable toux du poitrinaire mince
Le harcelant alors qu’il songe à l’avenir ;
L’ineffable douleur du paria qui grince
En maudissant l’amour qu’il eût voulu bénir ;

L’âcre senteur du sol quand tombent des averses ;
Le mystère des soirs où gémissent les cors ;
Le parfum dangereux et doux des fleurs perverses ;
Les angoisses de l’âme en lutte avec le corps ;

 
Tout cela, torsions de l’esprit, mal physique,
Ces peintures, ces bruits, cette immense terreur,
Tout cela, je le trouve au fond de ta musique
Qui ruisselle d’amour, de souffrance et d’horreur.

Vierges tristes malgré leurs lèvres incarnates,
Tes blondes mazurkas sanglotent par moments,
Et la poignante humour de tes sombres sonates
M’hallucine et m’emplit de longs frissonnements.

Au fond de tes Scherzos et de tes Polonaises,
Épanchements d’un cœur mortellement navré,
J’entends chanter des lacs et rugir des fournaises
Et j’y plonge avec calme et j’en sors effaré.

Sur la croupe onduleuse et rebelle des gammes
Tu fais bondir des airs fauves et tourmentés,
Et l’âpre et le touchant, quand tu les amalgames,
Raffinent la saveur de tes étrangetés.

Ta musique a rendu les souffles et les râles,
Les grincements du spleen, du doute et du remords,
Et toi seul as trouvé les notes sépulcrales
Dignes d’accompagner les hoquets sourds des morts.

Triste ou gai, calme ou plein d’une angoisse infinie,
J’ai toujours l’âme ouverte à tes airs solennels,
Parce que j’y retrouve à travers l’harmonie,
Des rires, des sanglots et des cris fraternels.

Hélas ! toi mort, qui donc peut jouer ta musique ?
Artistes fabriqués, sans nerf et sans chaleur,
Vous ne comprenez pas ce que le grand Phtisique
A versé de génie au fond de sa douleur !

Maurice Rollinat

"Nul artiste n'a subi autant que Chopin l'écrasement d'un corps continuellement malade et sans vigueur".

Outre la tuberculose, le compositeur polonais souffrait, entre autres,
"de névralgies dans la figure".

"Au lieu de se révolter ou de se soumettre ou de s'effondrer", il a trouvé là "l'essence de sa création musicale".


Sculpture Paul Dubois
palais du Luxembourg

Statue de Chopin
Parc Lazienkowski en Pologne
Varsovie
(Photo Cécile Mongloy)

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